Avec Michael Douglas (Jack Colton), Kathleen Turner (Joan Wilder), Danny DeVito (Ralph), Zack Norman (Ira), Alfonso Arau (Juan), Manuel Ojeda (Zolo), Holland Taylor (Gloria), Mary Ellen Trainor (Elaine)

Synopsisanimation_diamant

La romancière Joan Wilder raconte dans ses livres des aventures qu'elle n'a jamais vécues. La voilà cette fois lancée à la recherche de sa soeur enlevée en Colombie et qui ne pourra être libérée que contre une carte au trésor que possède Joan. Elle n'est pas de taille, mais surgit un sympathique aventurier, Jack Colton qui va l'aider.

On refait le film

Dans les années 70, le cinéma d’aventure avait pris un petit coup dans l’aile, mais avec « Indiana Jones » de Spielberg au début des années 80, le genre revient rapidement à la mode.  C’est dans ce contexte que le film a vu le jour, grâce à Michael Douglas qui rêvait de produire un divertissement populaire.  Robert Zemeckis, ne se cache pas de vouloir surfer sur le succès d’Indiana Jones, glissant même un petit clin d’œil à son ami Spielberg.  En effet, Le baalarecherchedudiamantvertbfrteau avec lequel Kathleen Turner se rend sur l'Ile s'appelle "ORCA", qui est également le nom du bateau de Roy Scheider dans "Les dents de la mer".

Même s’il existe cette opportunité de surfer sur une vague nouvellement à la mode, Zemeckis va réaliser un produit tout à fait original et plein de fraîcheur.  Un régal de voir cette romancière plonger involontairement dans les livres qu’elle écrit.  Une recette qui avait déjà été utilisé en France avec le même bonheur dans « Le magnifique » de Philippe de Broca.  Sans doute que l’immense simplicité et fraîcheur de Kathleen Turner joue un grand rôle dans la réussite du projet. Elle est archi crédible dans le personnage de la citadine se retrouvant apeurée en talons aiguilles en pleine jungle hostile. Le couple avec Douglas, lui aussi très crédible, fonctionne à merveille, aidé par une mise en scène fluide, très rythmée, sans lourdeur ou effets spéciaux superflus.  De même, le scénario multipliant les rebondissements à l’infini vient surprendre le spectateur en permanence, dans une écriture qui alterne intelligemment action, suspense, mélodrame, humour, cascade, etc.  Un divertissement épique, souriant, s’inscrivant dans la très grande tradition du cinéma d’action haut de gamme. Le public de l’époque a suivi en masse, avec au bout du compte, un bouche à oreille d’enfer et un succès colossal.