Avec : Joaquin Phoenix, Reese Witherspoon, Ginnifer Goodwin, Robert Patrick, Shelby Lynne, Dan John Miller, Dan Beene, Larry Bagby, Lucas Till, Ridge Canipe, ...

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Avant que Johnny Cash ne devienne la plus célèbre star de son temps, l'histoire commence dans l'Arkansas, en pleine Grande Dépression, lorsqu'il n'était encore que fils de métayer. Quelques années plus tard, Cash sillonne les routes américaines lors de tournées éprouvantes, auprès des pionniers du rock, Elvis Presley, Carl Perkins, Roy Orbison, Jerry Lee Lewis et Waylon Jennings, avant de donner son inoubliable concert au pénitencier de Folsom, en 1968.

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Le problème avec les adaptations biographiques au cinéma réside dans le fait qu’elles restent figées structurellement, collées à une incapacité de sortir du récit qu’elle raconte.  Difficile pour un metteur en scène de déployer un liberté artistique sans trahir une certaine authenticité historique.  On en a eu encore un exemple récemment avec l’adaptation de Ray Charles.  Et pourtant, malgré la difficulté, Milos Forman avait réussi à sortir des sentiers battus avec « Amadeus », qui bénéficiait, il est vrai, d’un extraordinaire scénario.

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« Walk the line » ne réussit pas vraiment à surprendre d’un point de vue scénaristique ou de mise en scène.  La narration reste très classique, linéaire, prévisible.  « Walk the line » ou « Trace ta route et n’en bifurque pas ».  Le titre, assez moralisateur, préfigure d’un récit archi classique et simpliste d’une chute en enfer suivie d’une rédemption dont Hollywood raffole.

Et pourtant, tout n’est pas à jeter car le scénario réussit à se concentrer sur deux points très précis du chanteur : d’abord la culpabilité pour Johnny Cash de ne pas avoir été un fils et idéal.  Ensuite son obsession de vouloir décrocher l’amour idéal.  Cette focalisation autour de deux thèmes importants évite la dispersion tout en intensifiant la dramaturgie.   Le récit se passe volontairement d’observer la carrière ou la musique du chanteur, concentré sur les l’interprétation des thèmes mis en avant.  Ensuite, l’interprétation sublime de Joaquin Phoenix et de Reese Whiterspoone parvient à donner une véritable émotion au récit.

James Mangold reste loin de la force narrative de « Copland ».  Il n’étonne pas, mais parvient tout de même à toucher.