On r'fait le film

On r'fait le film avec une mauvaise foi pas possible.

20 février 2006

BRAQUEURS AMATEURS de Dean Parisot (2004)

Avec : Jim Carrey, Téa Leoni, Michelle Arthur, Alec Baldwin, Richard Burgi, Lawrence Calvin, Michael A. Cassidy, Luis Chávez, Mark Correy, Vincent Curatola, ...

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Dick Harper et Jane sont habitué à un train de vie aisé. Un jour, alors qu'ils viennent juste de se faire construire une somptueuse piscine, le mari est renvoyé de son travail alors qu'il a encore de nombreuses traites à payer. Pendant un temps, ils dissimulent la situation à leurs amis et voisins en réduisant leurs dépenses, mais rapidement cela devient ingérable financièrement surtout qu'ils ne souhaitent se séparer de la maison à aucun prix. Dick se transforme en voleur et s'attaque aux supermarchés, mais il se rend vite compte que cela requiert plus de pratique qu'il ne le pensait. Il fait alors appel à sa femme.

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On nous dit qu’il s’agit d’un remake de « Touche pas à mon gazon », réalisé en 1977 par Ted Kotcheff avec George Segal et Jane Fonda, que je n’ai pas vu. 

Une comédie dont le scénarii tourne autour de la violence économique des grandes sociétés sans foi ni loi qui trichent avec leurs résultats et qui ensuite broient les individus.  On pense au scandale « Enron » à qui on fait référence à un moment donné dans le film. 

Hélas très rapidement, l’intrigue passée, on entre irrémédiablement dans une narration convenue et prévisible, dont seulement quelques bons gags ci et là, viennent interrompre la monotonie.  Le film ne parvient jamais à trouver un ton particulier, hésitant parfois en drame et comédie, se mêlant ainsi les pinceaux dans une inextricable confusion des genres.  En effet, la trame quitte pendant un long moment le ton de la comédie pour entrer dans une sorte de pseudo drame, à un moment où le couple se retrouve broyé par la froideur d’une société capitaliste.   C’est là que le film touche le fond.  On pense à « La vie est belle » de Frank Capra et la comparaison fait mal ! enron_1_500px2

Les comédiens n’ont rien à se reprocher, Tea Leoni et Jim Carrey étant même plutôt convaincants dans leur personnage, géniaux même dans les scènes où ils utilisent des masques pour braquer des commerces.   Mais ils auront beau faire, la sauce ne prendra jamais à cause d’un scénario assez mal écrit ne contenant que des dialogues creux et des situations le plus souvent lourdement classiques et convenues.  Vraiment à part les quelques scènes de masque et de braquage, pas grand-chose à se mettre sous la dent.  Dommage pour Dean Parisot, le metteur en scène qui ne réédite pas sa belle performance de « Galaxy quest ».  Il y avait sûrement de quoi faire aussi bien en tournant autour du scandale « Enron » pour quelqu’un qui s’était magnifiquement dépêtré de l’entreprise à haut risque qu’était « Galaxy quest ».  C’est sans aucun doute du côté des scénaristes qu’il faut regarder pour voir d’où proviennent les grosses failles.  Bref, « Braqueurs amateurs », aussi vite vu, aussi vite oublié.

Posté par Chrislynch2 à 22:02 - Monsieur Parisot - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

GALAXY QUEST de Dean Parisot (1999)

Avec :

Tim Allen, Sigourney Weaver, Alan Rickman, Tony Shalhoub, Sam Rockwell, Daryl Mitchell, Enrico Colantoni, Robin Sachs, Patrick Breen, Missi Pyle, Jed Rees, ...

Synopsis animation_galaxy

Lors d’une convention d’une série culte de science-fiction du début des années 80 intitulée "En quête d'une galaxie", une rencontre est organisée entre les fans et les acteurs du célèbre feuilleton télévisée. Le groupe de comédiens est alors abordé par des extra-terrestres pacifiques venus chercher leur aide afin de les sauver de l’armée de Sarris, un être tyrannique.

l_ct_5318On r’fait le film

Superbe parodie cinématographique, qui réussit à enrichir la caricature en évitant toute grossièreté liée au genre, sans doute parce que le metteur en scène pastiche amoureusement son sujet. En réalité, il s’agit davantage d’un hommage que d’une satire, où le récit salue aussi bien ses créateurs que ses fans.  Point de cynisme au second degré méprisant, mais au contraire beaucoup de tendresse vis-à-vis du space-opera télévisuel, « Star Trek » surtout, et ses innombrables fans.  Un film de fan pour des fans, véritables héros du récit de « Galaxy quest », indiquant par un clin d’œil chaleureux que la star ou le héros ne serait rien sans  l’appui passionné de leurs admirateurs.  g_quest_big

La réussite du film tient au fait de ne pas se cantonner dans un genre particulier.  Non seulement il « parodie » en finesse, mais il réussit très vite à se soustraire complètement du pastiche pour entrer dans subtil mélange narratif de comédie et d’aventure s’appuyant sur un scénario très plaisant et original.  Une peuplade de l’espace à l’esprit naïf, les Thermians, au bord de l’extinction, calquant tout son programme de défense sur une série TV, c’est très fort ! Les Thermians sont à l’image de l’esprit de « Galaxy quest », drôles et tendres à la fois.  Des comédiens devant jouer leur rôle pour de vrai au péril de leur vie, c’est jouissif également !

Enfin, la distribution somptueuse vient faire office de cerise sur ce gâteau déjà très alléchant.  Alan Rickman jouant l’acteur Shakespearien « has been » qui méprise à mort son personnage de Mr Spock est à mourir de rire : « Je suis un acteur ! J’ai joué Richard III ! ».   Sigourney Weaver, en sexe-symbole blonde, à des milliards de kilomètres de Ripley face à ses aliens, manie le second degré à merveille.  On sent tous ces comédiens se prendre complètement au jeu et s’amuser de leur personnages.  Ils ont eu le nez très fin en acceptant de collaborer à cette entreprise cinématographique très « casse-gueule » et le film a eu du flair en prenant des comédiens de ce niveau-là.  L’association est magique, tout comme le film.

Posté par Chrislynch2 à 08:23 - Monsieur Parisot - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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