Synopsis animation_saraband

Persuadée qu'il a besoin d'elle, Marianne décide de rendre visite à Johan dans la maison de campagne où il vit reclus. Entre eux, la complicité et l'affection sont réelles, malgré les trente ans passés sans se voir. Marianne fait la connaissance du fils du vieil homme, Henrik, et de la fille de ce dernier, Karin, qui habitent dans les environs. Tous deux ne se remettent pas de la mort d'Anne, l'épouse d'Henrik...

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Paroles de Bergman dans la rencontre avec ses comédiens avant le tournage du film : « Je vais vous faire un aveu personnel.  Il y a quelque temps, j’étais satisfait des idées que j’avais de la mort.  J’avais été opéré et on m’avait donné trop d’anesthésiques, par erreur.  Pendant huit heures, ils n’arrivaient pas à me réveiller.  C’est fantastique car ces huit heures ont disparu de ma vie.  Elles n’existaient pas.  Depuis longtemps, je vivais avec la peur de mourir et j’avais écrit entre autres « Le septième sceau » à cause de cette peur.  Cette expérience m’a apaisé.  Mais quand Ingrid (son épouse) est morte, tout ça est devenu extrêmement compliqué.  Je me disais : « Si c’est comme ça, je ne reverrai plus jamais Ingrid.  Erland (Josephson, comédien du film) et moi, on s’est téléphoné le samedi et je lui en ai parlé.  Je me sens obligé de vous raconter ça parce que c’est la clé.  Ce sont les fondements de ce texte.  J’ai expliqué mon dilemme à Erland.  Que j’aimais bien l’idée de la mort comme définitive, comme le passage entre l’être et le néant.  Mais que, dans ce cas, je suis face à un énorme problème car je ne reverrai jamais plus Ingrid.  Et que c’était impensable ! Et Erland m’a dit : « Mais qu’est-ce que tu préfères ? ».  « Revoir Ingrid, évidemment », je lui ai répondu.  Et Erland a dit, très sagement, « va vers cette version-là alors ».  C’est l’un des conseils les plus précieux que j’ai eu car je le suis.  C’est fou, ça fait des lustres que les êtres humains réfléchissent à ce sujet, que ce problème les tourmente sans qu’ils trouvent une réponse.  Imaginez que soit si simple… ».

Extraordinaire témoignage que celui-là, exprimant on ne peut plus clairement les fondements et les intentions de « Saraband ».  Bergman, l’un des plus grands cinéastes sur la thématique de la mort, basculant en fin de vie du désespoir à l’espoir ! Dans le film, l’image d’une lumière éclairant l’intérieur d’une église, sonne comme une révolution dans le cinéma du réalisateur suédois ! La peur de la mort, dépassée en émotion par celle de la perte d’un être cher, offre une perspective inédite à l’œuvre considérable du cinéaste.  « Saraband » fait dériver le long cheminement de l’ombre vers celui de la lumière. 

Bergman, en rupture de fond et de sens, reste par ailleurs fidèle à lui-même, toujours en osmose avec ses vérités et ses monstres intérieurs et capable de les adapter, à vif, sur sa pellicule, jusqu’à son dernier souffle. « Saraband » nous joue la musique de ce monstre aux allures de fantômes qui hantent la mémoire des vivants et qui représente l’absence de l’être aimé, Ingrid, à qui le film est dédié.  Paroles et musique d’un poète vivant à sa bien-aimée dans l’au-delà, comme un témoignage en images du dépassement de l’insoutenable douleur d’une perspective du néant. 

« Saraband » se confond avec la vie du cinéaste mais également avec son œuvre car le cinéaste tisse un lien avec un de ses films phare tourné trente ans plus tôt : « Scène de la vie conjugale ».  « Je les connaissais si bien que je pouvais me laisser aller à leur imaginer un destin 2 ».  Mêmes personnages et mêmes comédiens pour jouer une variation sur le même thème de la relation difficile entre les êtres.   Structuré en dix dialogues, quatre personnages et un fantôme (Anna/Ingrid) vont s’affronter, sur l’ultime représentation de la scène Bergmanienne qui prend des allures de film de chambre, à la croisée des chemins du théâtre et du cinéma.   Entre épouse légitime et maîtresse comme Bergman aimait à le rappeler.  Tout en nuance, simplicité, précision et pureté, la structure narrative respecte l’unité de temps, de lieu et d’action.

Peut-être un peu trop propre, minutieux, scolaire, sans grandes audaces, « Sarabande » n'atteint pas l'ampleur et la densité de certains des ses chefs-d’œuvre, mais il les rejoint pourtant en profondeur et en honnêteté.  Comme c’est Bergman, clairement l’un des plus grands cinéastes du septième art, on pinaille.  Mais ça reste du très grand art !

Sous la loupe et pour le plaisir - Basculement du cinéaste vers une dimension inédite chez lui

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