Avec : Jim Carrey, Téa Leoni, Michelle Arthur, Alec Baldwin, Richard Burgi, Lawrence Calvin, Michael A. Cassidy, Luis Chávez, Mark Correy, Vincent Curatola, ...

Synopsis animation_braq

Dick Harper et Jane sont habitué à un train de vie aisé. Un jour, alors qu'ils viennent juste de se faire construire une somptueuse piscine, le mari est renvoyé de son travail alors qu'il a encore de nombreuses traites à payer. Pendant un temps, ils dissimulent la situation à leurs amis et voisins en réduisant leurs dépenses, mais rapidement cela devient ingérable financièrement surtout qu'ils ne souhaitent se séparer de la maison à aucun prix. Dick se transforme en voleur et s'attaque aux supermarchés, mais il se rend vite compte que cela requiert plus de pratique qu'il ne le pensait. Il fait alors appel à sa femme.

7_1On r’fait le film

On nous dit qu’il s’agit d’un remake de « Touche pas à mon gazon », réalisé en 1977 par Ted Kotcheff avec George Segal et Jane Fonda, que je n’ai pas vu. 

Une comédie dont le scénarii tourne autour de la violence économique des grandes sociétés sans foi ni loi qui trichent avec leurs résultats et qui ensuite broient les individus.  On pense au scandale « Enron » à qui on fait référence à un moment donné dans le film. 

Hélas très rapidement, l’intrigue passée, on entre irrémédiablement dans une narration convenue et prévisible, dont seulement quelques bons gags ci et là, viennent interrompre la monotonie.  Le film ne parvient jamais à trouver un ton particulier, hésitant parfois en drame et comédie, se mêlant ainsi les pinceaux dans une inextricable confusion des genres.  En effet, la trame quitte pendant un long moment le ton de la comédie pour entrer dans une sorte de pseudo drame, à un moment où le couple se retrouve broyé par la froideur d’une société capitaliste.   C’est là que le film touche le fond.  On pense à « La vie est belle » de Frank Capra et la comparaison fait mal ! enron_1_500px2

Les comédiens n’ont rien à se reprocher, Tea Leoni et Jim Carrey étant même plutôt convaincants dans leur personnage, géniaux même dans les scènes où ils utilisent des masques pour braquer des commerces.   Mais ils auront beau faire, la sauce ne prendra jamais à cause d’un scénario assez mal écrit ne contenant que des dialogues creux et des situations le plus souvent lourdement classiques et convenues.  Vraiment à part les quelques scènes de masque et de braquage, pas grand-chose à se mettre sous la dent.  Dommage pour Dean Parisot, le metteur en scène qui ne réédite pas sa belle performance de « Galaxy quest ».  Il y avait sûrement de quoi faire aussi bien en tournant autour du scandale « Enron » pour quelqu’un qui s’était magnifiquement dépêtré de l’entreprise à haut risque qu’était « Galaxy quest ».  C’est sans aucun doute du côté des scénaristes qu’il faut regarder pour voir d’où proviennent les grosses failles.  Bref, « Braqueurs amateurs », aussi vite vu, aussi vite oublié.